Objets de santé connectés : alerte aux cyber-intrusions furtives

Vulnérables les “objets connectés” – en tous genres – qui se multiplient autour de nous, en ce compris dans la sphère de la santé et du suivi du bien-être. Le constat ne devrait avoir rien de surprenant, ayant été maintes fois évoqué. Mais, cette fois, l’alerte est lancée de manière plus spécifique et audible par le CERT Santé français, un “service d’alerte et de réponse aux incidents informatiques dédié au secteur de la santé et médico-social en France”, hébergé à l’Agence du Numérique en Santé (ANS).

Que dit-il ?

Que des “équipements réseau vulnérables ou en fin de vie [anciens et/ou difficiles à maintenir et restaurer], notamment des dispositifs médicaux ainsi que des équipements réseau pas ou mal sécurisés (tels que des routeurs sans fil), sont vulnérables à des intrusions furtives par cyber-espions. La Chine serait notamment tout spécialement pointée du doigt comme “hébergeur” de groupes cyber-criminels en cause.

»Des appareils médicaux connectés peuvent servir de points d’entrée s’ils sont reliés au même réseau sans fil non segmenté”. Sont notamment concernés des pompes à perfusion, des équipements d’imagerie médicale et des moniteurs de surveillance des signes vitaux.

Les risques confirmés : “exfiltration de données sensibles et de recherche, vol d’identifiants, progression furtive des attaquants dans le système d’information, détournement des équipements à des fins cyber-criminelles”.

Le CERT Santé émet dès lors six recommandations :

  • auditer et inventorier l’ensemble des équipements réseau et IoMT (Internet des objets médicaux)
  • appliquer immédiatement les correctifs de sécurité et retirer le matériel hors support (End-of-Life)
  • segmenter strictement les réseaux de santé
  • restreindre et sécuriser les accès d’administration
  • auditer les flux réseau et pivoter vers une détection comportementale
  • conserver les journaux et appliquer la procédure d’incident en cas de compromission avérée.

Pour plus de détails, voici le lien vers l’alerte du CERT Santé français.

Source : TICsante.fr

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