Vite et bien ? Est-ce possible à l’heure de l’IA médicale ?

Dans une récente publication, France Assos Santé, association de défense des intérêts des patients et usagers du système de santé français, revenait sur le dilemme de la collecte et de l’accès aux données de santé en vue, notamment, de leur exploitation par des outils IA.

Pourquoi revenir suer ce sujet ? Parce qu’il oppose partisans d’une politique stricte (ou en tout cas très prudente) de l’ouverture des données de santé à des fins d’utilisation secondaire et fervents d’une accessibilité plus libre et volumique.

Dans une note intitulée “Données de santé : à l’heure des choix, ne bradons pas la confiance des usagers”, France Assos Santé s’interrogeait donc sur le type de système qu’il serait bon de mettre en place, non seulement en France mais aussi dans les autres pays et à l’échelon européen. Que veut-on ?

“Un système fondé sur la confiance, la transparence et l’intérêt général ;

ou un système fragilisé par une simplification de court terme.”

L’association regrattait et mettait en garde contre certains discours, du genre : « Simplifier c’est réduire les délais d’accès aux données de santé », « S’aligner sur ce qui est fait ailleurs rend plus compétitif notre système », « Libéraliser l’accès aux données, c’est forcément vertueux ».

”Messages répétés à l’envi, mais qui ne sauraient justifier, en aucun cas, de remettre en cause une évaluation indépendante et efficace – qui place l’intérêt public au cœur de la confiance accordée par les usagers. Et cela d’autant moins que le partage des données a déjà fait l’objet d’importantes simplifications au cours de ces dix dernières années : pas de consentement exprès, procédures dérogatoires, etc.”

Lien vers la note “Données de santé : à l’heure des choix, ne bradons pas la confiance des usagers”.

Source : France Assos Santé

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