La FDA veut raccourcir sensiblement les délais (et procédures) de mise sur le marché de médicaments – grâce à l’IA

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a initié un projet pilote qui, selon elle, permettrait de réduire sensiblement les délais de développement, d’autorisation et de mise sur le marché de nouveaux médicaments. Son commissaire (par ailleurs démissionnaire) expliquait que “les procédures administratives représentent 45% du temps nécessaire pour faire passer un médicament des premiers essais à la demande d’homologation”.
Pour raccourcir, voire gommer, ce “retard”, l’idée est de recourir à l’intelligence artificielle pour assurer le suivi des données des essais cliniques en temps réel et de formuler donc avis, recommandation (voire feu vert ?) pour passer outre le travail de l’administration (humaine).
Une supervision humaine de l’IA demeure toutefois d’actualité puisque la FDA précise que “les hauts scientifiques de l’agence auront pour tâche de visualiser en temps réel les signaux de sécurité et les critères d’évaluation au fur et à mesure du déroulement d’un essai”. Mais la décision reviendrait donc au personnel de la FDA, sans plus recourir à des laboratoires externes (indépendants?) qui, aujourd’hui, procèdent encore à leur propre analyse et évaluation.
Autre gain de temps espéré : supprimer les temps d’attente entre les essais cliniques successifs.
La phase pilote du projet se terminera fin de ce mois de mai, après récolte des avis et réactions des acteurs industriels. Les critères de sélection qui seront appliqués par les algorithmes (et les superviseurs humains) seront publiés en juillet.
Source : TICpharma
Réponses