IA en santé, la confiance des Européens reste à conquérir

82% des Européens se disent prêts à laisser l’intelligence artificielle jouer un rôle dans leurs soins. Un sur deux seulement accepterait qu’elle pose seule un diagnostic.

Une enquête menée dans vingt pays européens vient de mesurer l’écart entre usage et confiance. Cinquante-cinq pour cent des Européens utilisent déjà l’intelligence artificielle (IA) pour leur santé. Le STADA Health Report 2026, publié le 6 juillet par le laboratoire pharmaceutique du même nom auprès de 20 000 citoyens dans des pays incluant la Belgique, la France et l’Allemagne, montre que ce chiffre grimpe à 82% dès qu’on parle d’ouverture de principe.

Malgré cette adoption rapide, la confiance reste concentrée sur l’humain. Soixante-dix-sept pour cent des répondants continuent de s’appuyer d’abord sur leur médecin généraliste pour une décision de santé. Seuls 49% se disent prêts à faire confiance à un diagnostic posé par une IA, et 38% redoutent une perte de contact humain dans un système trop automatisé. Pour les praticiens, le signal est clair. L’IA est acceptée comme assistante administrative ou outil de suivi, pas comme décideuse médicale.

L’enquête ne dit pas comment cette confiance évoluera à mesure que les outils progressent. Elle interroge des intentions déclarées, pas des comportements observés en consultation réelle. Et la moyenne européenne masque sans doute des écarts entre pays que le rapport ne détaille pas tous.

Comment expliquez-vous à vos patients la part que joue l’IA dans leur suivi, sans perdre leur confiance ?

Source : STADA Health Report 2026 (https://www.stada.com/blog/posts/2026/july/stada-health-report-2026)

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