Canicule, la Belgique enregistre la plus forte surmortalité d’Europe

En Belgique, la canicule de juin 2026 a causé 1 747 décès de plus que prévu, un record depuis vingt-six ans. Ses voisins directs ont été bien moins touchés.

La vague de chaleur qui a frappé l’Europe entre le 18 juin et le 1er juillet 2026 a fait des victimes partout, mais pas dans les mêmes proportions. Sciensano, l’institut belge de santé publique, a mesuré une surmortalité de 47,8% en Belgique sur cette période. C’est la plus forte jamais enregistrée pour une canicule depuis le début des relevés, en 2000. La France n’a connu que 23% de surmortalité sur une période comparable. Les Pays-Bas, seulement 13%, pour une exposition à des températures proches.

L’écart se creuse encore à l’intérieur du pays. La Wallonie a payé le tribut le plus lourd, avec 76% de surmortalité, loin devant la Flandre. Ce contraste régional interroge autant que la comparaison internationale. Bâti ancien, isolation thermique, accès à la climatisation, densité du repérage des personnes âgées isolées : plusieurs facteurs se combinent, sans qu’aucun ne suffise seul à expliquer l’écart.

Pour les professionnels de santé de terrain, ce chiffre est un signal d’alerte plus qu’une fatalité. Les vagues de chaleur reviendront. Les personnes âgées, les patients chroniques et les populations précaires restent les plus exposés. Repérer ces publics avant l’été, pas seulement pendant, fait toute la différence.

Ce que cet écart entre pays voisins ne dit pas encore, c’est pourquoi certains systèmes de santé protègent mieux leurs populations que d’autres. Qu’est-ce qui, selon vous, explique que des pays exposés aux mêmes températures encaissent des bilans si différents ?

Source : Sciensano (https://www.sciensano.be/fr/coin-presse/la-surmortalite-durant-la-vague-de-chaleur-du-mois-de-juin-2026)

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