Focus sur le projet BIHR lors du Belgian BIHR/eHealth interoperability Day

L’édition 2026 du colloque Belgian BIHR/eHealth interoperability Day, organisé conjointement par l’ INAMI et Agoria (fédération de l’industrie technologique belge) a une nouvelle fois été l’occasion de présenter et expliquer les évolutions engrangées dans le cadre du projet d’interopérabilité BIHR (Belgian Integrated Health Record). Ce projet vise à revoir, harmoniser et rationaliser fondamentalement la gestion des données de santé afin d’en arriver à la constitution et l’utilisation, par toutes les parties concernées, d’un dossier santé intégré, unique, cohérent, selon le principe du “only once” (encodage unique, réutilisation additive).
Quelle que soit leur provenance (actes de première ligne, intervention de spécialistes, d’acteurs hospitaliers), les informations consignées dans ce dossier seront donc accessibles par tous les soignants autorisés, moyennant droits d’accès spécifiques et consentement du patient.
Progrès technologiques aidant, les intervenants du colloque ont notamment évoqués l’intervention possible de l’intelligence artificielle, permettant aux soignants (aux divers niveaux de la chaîne) de faciliter leur travail de recherche et de consultation de données. Exemple cité dans l’article de la PPLW (Plateforme de Première Ligne Wallonne) : “Des outils d’IA pourront scanner le texte libre des lettres de sortie, y repérer les diagnostics et les proposer au médecin sous forme de liste structurée qu’il n’aura plus qu’à valider d’un clic pour l’ajouter à son dossier.”
Au niveau régional wallon, au niveau de la première ligne, l’AVIQ planche plus spécifiquement sur la première ligne, “avec une attention particulière pour les maisons de repos et de soins (MR-MRS)”. Mais l’effort doit nécessairement être global.
Trois projets ont ainsi été soulignés par Jean De Meyere, juriste à l’AVIQ. Tout d’abord, de nouveaux travaux de normalisation des données via le Réseau Santé Wallon afin de les rendre “réellement utiles et exploitables par les différents professionnels”. Informations concernant les soins intégrés, meilleure visibilité et couverture du parcours du patient sont quelques lignes de force de cet effort.
Ensuite, une meilleure coordination structurée autour du principe de Care Team Management, en co-construction du suivi des données selon le parcours patient selon ses spécificités.
Enfin, une plus grande attention portée à la réalité et à la concrétisation de la prévention en santé, étape devant être incluse dans l’image globale, intégrée.
“[Sans intégration ou interopérabilité,] La collecte manuelle des informations et la création de l’image clinique d’un patient consomment jusqu’à 40 % du temps journalier des cliniciens.” Source : Plateforme de Première Ligne Wallonne
Article de la PPLW à lire via ce lien.
Plus d’informations à propos du BIHR via le site de l’INAMI.
Réponses