OMS Europe s’inquiète du défi éthique en santé numérique. Un webinaire y est consacré.

L’intelligence artificielle en santé risque-t-elle d’accentuer encore un peu plus les inégalités socio-économiques qui grèvent l’accès aux soins ? La branche Europe de l’OMS, en collaboration avec Public Health Wales, a procédé à une enquête orientée équité dans le domaine de la santé numérique (en Europe), passant en revue quelque 150 publications dédiées à ce sujet.
Le constat est clair et confirme que les personnes maîtrisant mal le numérique et/ou souffrant d’un déficit linguistique sont victimes d’une sorte de double peine. En effet, c’est dans ces catégories de personnes que le besoin d’accès à des soins est le plus prononcé alors même que la barrière du numérique s’érige en obstacle supplémentaire. En cause ? L’étude pointe un manque d’équipement ou de connaissances, des zones géographiques moins bien desservies en infrastructure numérique, des outils et services ne tenant pas compte de la diversité des besoins et capacités.
Questions posées :
- pourquoi les groupes les plus à risque (parmi d’autres) ou présentant des caractéristiques s’éloignant de la “moyenne” ne sont-ils pas consultés et impliqués dans la conception des outils ?
- pourquoi des mécanismes ou mesures ne sont-ils pas imaginés et déployés afin de garantir une réelle (ou plus grande) équité ou “justice sociale” ?
- à quand une IA qui prenne réellement en compte les particularités, exceptions, spécificités, nuances de diversité, données réelles ?
Ces questions seront abordées lors d’un webinaire qu’organise OMS/Europe le 18 mai sur le thème de l’équité en santé numérique.
Informations et inscriptions via le site de l’OMS.
Source : TICsanté.
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