Analyse de l’empreinte environnementale du secteur belge de la santé par le KCE

5%. Telle est la part du secteur des soins dans le total d’émissions de gaz à effet de serre de la Belgique en 2023. 5%, soit quelque 11,82 millions de tonnes d’équivalents CO₂.
Le chiffre vient du KCE, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé qui a mené une étude tendant à évaluer l’empreinte environnementale du secteur et sa composition et, dès lors, à “identifier des aspects qui méritent d’être explorés de façon plus poussée ou nécessitent des interventions prioritaires”.
Comment se décompose ce total de 5% ?
Plus de 80 % des émissions sont des émissions indirectes, générées en amont et en aval (ce qu’on appelle la “portée 3” ou, en anglais, le “score 3”). Et plus de la moitié de ce volume est associée aux produits médicaux (principalement les médicaments).
Les émissions directes (“score 1”), autrement dit les rejets de GES provenant de “sources détenues ou contrôlées” par les organismes de santé, toutes catégories confondues, pèsent 11 % du total.
En tête dans cette catégorie, les hôpitaux (55 % des émissions du secteur). Les soins ambulatoires, eux, pèsent, 22% dans la balance. Bâtiments et consommation d’énergie représentent un peu moins de 15 % des émissions directes et indirectes de GES du secteur des soins.
L’étude du KCE pointe toute une série de dispositifs et de pratiques qui sont sources d’émissions pouvant être améliorées. Elle évoque également le fait que des données (plus) complètes manquent encore pour se faire une idée plus précise et plus holistique – et donc plus propice à remédiation – en matière de gestion des eaux, des déchets ou encore de potentiels du côté de l’économie circulaire.
Le rapport du KCE, intitulé “Performance du système de santé belge : Un premier pas vers l’évaluation de la soutenabilité environnementale”, peut être consulté via ce lien.
Source : MediSphere
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