Télémédecine : l’Ordre des médecins se prononce à propos des nouvelles règles déontologiques

Début février, l’Ordre belge des médecins émettait un nouvel avis à propos des pratiques de télémédecine (téléconsultation, téléconseil, télésurveillance…) et plus précisément à propos des nouvelles règles déontologiques qui s’y appliquent désormais. Ces règles peuvent être consultées via ce lien (site de l’ordre des médecins)

Ce nouvel avis sonne plutôt comme un rappel de positions déjà affirmées par le passé. A savoir que la télémédecine ne peut être considérée comme un “remplacement général ou structurel” pour des consultations en présentiel.

“Pour l’Ordre, la télémédecine convient surtout aux patients déjà connus et au suivi des soins chroniques, et peut, dans une mesure limitée, servir au tri. Elle n’est pas adaptée comme substitut à une première consultation en cas de problématique aiguë ou pour des patients inconnus. Les sociétés scientifiques sont invitées à élaborer, par spécialité, des lignes directrices claires, notamment pour les prescriptions et les attestations.”

Parmi les exigences légales et déontologiques à respecter, la nécessité de veiller et de préserver les droits du patient, la protection des données et la continuité des soins, une information de pratique transparente et véridique, l’identification et le consentement éclairé du patient, la confidentialité, une stricte égalité de traitement, sans “passe-droit”, priorisation ou favoritisme pour les patients payants…

D’un point de vue plus technique, concernant la bonne utilisation des technologies de l’information et de la communication mises en oeuvre pour la télémédecine, l’avis souligne l’importance de recourir à des “plateformes digitales sécurisées, aux prescriptions électroniques via Recip-e et à l’échange d’informations avec le titulaire du Dossier médical global”.

Sources : Ordre des Médecins, Absym

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