Objets de santé connectés : un taux d’adoption professionnelle à multiples visages

Les professionnels de santé ne perçoivent pas tous les objets connectés (capteurs de divers types, montres connectées, dispositifs de mesure de la tension ou du taux de glucose…) de la même façon. Loin s’en faut. Résultat : leur adoption par eux-mêmes et la manière dont ils les conseillent ou recommandent ou non aux patients varient fortement.

Une étude réalisée auprès de 300 professionnels français (médecins, aides-soignants, infirmières le démontre.

En cause, les aspects négatifs qu’ils y associent : risques de résultats faux, inexacts ou incomplets, risques de sécurité et/ou d’utilisation pour les données collectées, perte de temps, danger d’intrusion excessive dans la vie privée, difficulté à les utiliser correctement…

« Face à une innovation, les professionnels évaluent non seulement les bénéfices attendes et les risques perçus mais aussi le temps dont ils disposent et les incertitudes qu’ils sont prêts à accepter. »

Si les objets connectés, globalement, sont considérés comme des “outils d’appui” à utiliser sous condition, une bonne moitié des participants à l’étude ont démontré une forte prudence par rapport au risque, « choisissant majoritairement les options les plus sûres dans des scénarios de décision ».

Autre constat : « les bénéfices doivent être perceptibles dès les premiers usages ».

Tribune publiée dans The Conversation et relayée sur les site rtbf.be. Elle est signée Julian Rioche, docteur en sciences économiques, spécialiste en santé numérique et adoption des technologies à l’université d’Angers.

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