Les contacts virtuels patient-professionnel de santé ne réduisent pas forcément les rencontres en présentiel

Outre-Atlantique, une étude (“Trends in Patient Portal Messages, Office Visits, and Telephone Encounters”) vient de révéler, parmi d’autres constats tirés du virage numérique engagé par les soins de santé, que les patients continuent comme avant, voire plus, à solliciter – et nécessiter – des rencontres « en chair et en os » avec les professionnels de santé.
Certes les canaux de contact dématérialisés – échanges électroniques directs ou via portails, téléconsultations – ont augmenté très sensiblement, en l’espace de 10 ans, aux Etats-Unis (+ 153 % pour les messages via les portails patients ; 30 % de patients concernés pour ceux relevant de la solution Eric ; moyenne d’échange : 5,4 par an entre le début 2020 et la fin 2025), mais l’effet d’allègement de la charge en présentiel pour les professionnels de santé n’a pas suivi une courbe dégressive pour autant. Ce serait plutôt l’inverse qui s’est produit avec une augmentation de 17 % des consultations physiques.
Conclusion : charge numérique qui vient s’ajouter à la pratique clinique (et l’on ne parle même pas ici de la charge de traitement et de gestion qui est ainsi imposée, en plus, aux professionnels) ; nécessité d’une « planification anticipée des effectifs et d’une formation des équipes à la messagerie clinique, à l’usage des outils d’aide par l’intelligence artificielle et à l’emploi efficient du temps médical ».
Le rapport et les résultats complets de l’étude (140 millions de dossiers patients ont été scrutés) peuvent être consultés sur le site de JAMA Network.
Source : Numerikare
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