Homo Roboticus : 70 % des Belges prêts pour une IA encadrée, quel impact pour le futur des soins ?

Les robots ne font plus peur aux Belges. Mieux : ils semblent désormais faire partie du paysage. Selon une enquête menée par la Vrije Universiteit Brussel, 7 Belges sur 10 se disent favorables à la robotisation et à l’intelligence artificielle, tant qu’elles restent des outils au service du quotidien.

Ce soutien n’est toutefois pas inconditionnel. Car derrière cette ouverture technologique se cache une limite très nette, celle de l’humain. Si les robots sont les bienvenus pour optimiser, assister ou automatiser, ils peinent encore à convaincre lorsqu’il s’agit de remplacer ce qui relève de l’émotion, du lien social ou de la relation.

C’est précisément cette zone de friction qu’explore Homo Roboticus, un ouvrage collectif réunissant 57 chercheurs et professeurs de la VUB. Plutôt que de prédire un futur fantasmé, le livre pose une question simple et essentielle : comment cohabiter intelligemment avec des machines de plus en plus présentes, sans perdre le contrôle sur nos choix de société ?

Les auteurs interrogent des sujets qui dépassent largement la technologie elle-même. Fiscalité, sport, santé, relations sociales… Autant de domaines où la frontière entre progrès et dérive reste encore à définir. Et c’est là que le débat devient politique, éducatif et profondément humain.

Lors de la présentation de l’ouvrage, plusieurs experts ont insisté sur un point clé : l’acceptation sociale de l’IA ne suffit pas. Sans accompagnement, sans formation continue et sans cadre éthique clair, la technologie risque de creuser davantage les inégalités qu’elle ne les résout.

En filigrane, Homo Roboticus envoie un message fort, la question n’est plus de savoir si les robots feront partie de nos vies, mais comment. Et surtout, selon quelles règles. Car à mesure que les machines gagnent en intelligence, c’est à l’humain de rester décisionnaire.

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