Bientôt un chatbot intégré aux logiciels destinés aux médecins belges (généralistes et spécialistes) ?

Dans une interview au média Numerikare, Frank Robben, administrateur général de la Plate-forme eHealth, a notamment évoqué un projet orientée intelligence artificielle, et, plus spécifiquement un potentiel d’agent conversationnel (chatbot), qui devrait voir un potentiel d’aide virtuelle intégrer les logiciels de médecins généralistes et spécialistes.

Voici comment il explique et justifie le lancement de ce projet et, de manière plus large, la manière dont l’IA est considérée par les autorités belges de la santé comme un outil d’assistance potentiel, si des conditions précises sont respectées.

Tout d’abord, l’“esprit” dans lequel l’IA peut être utilisée dans le domaine des soins de santé : “L’approche belge vis-à-vis de l’IA est pragmatique : elle est vue comme un outil d’aide à la décision et non de remplacement du médecin. 

En collaboration avec le CEBAM (Centre for Evidence-Based Medicine), une base de données contenant 2.500 à 3.000 bonnes pratiques scientifiques validées a été constituée.

Nous l’avons testée et elle pourrait être introduite dans le logiciel de tous les médecins généralistes et spécialistes pour les aider à gagner un temps précieux.

Avec l’IA, le problème est toujours le même : on peut établir des corrélations mais non des causalités. Le système peut être entraîné et encadré par les êtres humains, comme par exemple, pour une tumeur du rein mais n’aurait pas fonctionné pour le Covid au début de l’épidémie parce qu’il ne sait pas “ce qu’est le Covid”. En fait, ce n’est pas de l’IA, mais de la statistique…”

Quant à la mise en pratique via l’“enrichissement décisionnel” des logiciels destinés aux médecins généralistes et spécialistes belges, voici comment Frank Robben présente les choses ; “Un système de type chatbot permettrait au médecin d’interroger cette base pour aider à la décision pour savoir quel traitement prévoir dans quelle situation. Le système fournit une réponse en 30 secondes – contre plusieurs minutes de recherche manuelle -, cite ses sources, et indique son niveau de certitude – par exemple 90%.”

Source: Numerikare.

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